Initiative ISCN ?

29 septembre 2011

Dali et la cybernétique

Filed under: 3 Littérature-philosophie-etc,Uncategorized — yt75 @ 8:26

« L’éblouissement scatologique du sacré qui doit être la virgule pointilliste culminante de tout fête qui se respecte sera, de même que dans le passé, exprimé par le rite sacrificiel de l’archétype. De même qu’au temps de Léonard on procédait à l’éventrement du dragon des blessures duquel émergeaint des fleurs de lys, aujourd’hui on devra procéder à l’éventrement des machines cybernétiques les plus perfectionnées, les plus complexes, les plus coûteuses, les plus ruineuses pour la communauté. Elles seront sacrifiées pour le seul bon plaisir et divertissement des princes, recocufiant ainsi la mission sociale de ces formidables machines qui par leur pouvoir d’information instantanées et prodigieuses n’auront servi qu’à procurer un orgasme mondain et passager et à peine intellectuel à tous ceux venus se brûler à la flamme glaciale des feux de diamants cocufieurs de la fête supracybernétique. »

(Journal d’un génie, 1964, page 218 édition l’imaginaire Gallimard, isbn : 2-07-073811-6, plusieurs autres passages sur la « cybernétique »)

25 juin 2011

Bataille « La limite de l’utile », extraits

Ci-dessous quelques pages de « La limite de l’utile », tome VII des œuvres complètes (éditions Gallimard, ISBN 2-07-0227882-4)

En particulier sur les rapports entre capital au sens industriel (et projets), et au sens financier et spéculation, à partir de la page 218 section 3

7 juin 2011

Diderot, « lettre sur le commerce des livres » (1763)

http://classiques.uqac.ca/classiques/Diderot_denis/lettre_commerce_livre/lettre_com_livre.html

Sur le fait qu’à l’époque, il n’y avait pas d’éditeurs au sens actuel, mais plutôt des libraires/imprimeurs, et qu’il n’y avait aucune loi relative aux droits d’auteur (lois mises en place à la révolution Française), juste notion de « privilège » donné à un certain libraire pour éditer une œuvre, et que d’autres libraires/imprimeurs, en particulier de l’étranger (Hollande, Angleterre, Suisse) ou province, s’arrogeaient le droit de « publier » n’importe quel livre.

15 mai 2011

Piratage, Hadopi, etc

  • mouvance geek (branche piratage intégral si vous voulez) : tout doit être gratuit, libération, ouvert, partage, etc, etc
  • c’est du point à point, ya pas de centre !!
  • mouvance légale : c’est interdit d’une part, et d’autre part le centre c’est la loi , c’est à dire le texte des lois
  • solution adoptée : réprimer les utilisateurs finaux
  • or la vérité : quoiqu’on en dise toujours des centres dans le piratage, du fait du besoin de catalogue entre autres
  • par exemple the pirates bay est un centre, ou les sites de direct download
  • solution commercialo politique adoptée : utilisez donc les « services » légaux !
  • services légaux plus ou moins monopolistiques d’une part
  • souvent basés sur du matériel personnel (pc, mac, téléphones ou autres)
  • multiples numéros, mots de passe, comptes dans tous les sens
  • services légaux souvent restés dans un esprit « copies », catalogues réduits, ou services qui tiennent aussi les bibliothèques personnelles
  • DRMs sur les copies, perte de numéros, restriction du nombre de download, lecteur obligatoire, ça marche pas ou c’est pénible
  • Alternative :
    • entièrement basée sur licences contrats, et plus du tout sur des instances ou copies
    • j’ai acheté ce film, ce disque ou ce site, ça marche et puis c’est tout, sur n’importe quelle machine
    • la liste de ce que j’ai acheté est écrite sur mon compte M account
    • je peux aussi ranger les choses comme je veux sur mon compte M account
    • ça peut aussi être des abonnements
    • mon compte M account est tenu par X ou Y, dont le travail est de le tenir, avec interdiction sticte d’y regarder ni le publier en aucune manière, sauf de mon fait
    • j’ai des clés USB ou autres cartes dans mes machines, créant un lien entre cette machine et X ou Y quand je suis sur le réseau c’est à dire quasi constamment
    • A la limite juste un login password pour assurer ce lien entre une de mes machines avec X ou Y
    • Quand j’achéte quelque chose chez A ou B, ils ne savent rien de mon identité (ou pas plus qu’actuellement)
    • si répression il y a, c’est vis à vis des centres, c’est à dire par exemple redirection sur une page « page interdite » à travers les DNS pour les sites ou machines des centres de « piratage », et ceci suite à une procédure légale clairement définie et publique, mais cela implique l’existence d’un environnement « M account », car si plus ou moins que des monopoles, le piratage est de fait « moral »
    • Aucun logiciel de filtrage sur les appareils utilisateurs, 3 ou 4 ou 5 ordres de grandeur en moins en nombre de procédures, vraies procédures légales et publiques, beaucoup moins cher à opérer
    • Hadopi ça correspond à : des camions déversent des cartons de CDs, DVDs, bouquins dans un jardin public, on emmerde ceux qui les ramassent, mais on fout une paix quasi royale aux camions, c’est à dire exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire.

Note : On me reproche l’usage bien trop général du terme « geek » dans le premier bullet, il faut donc lire « mouvance geek tendance piratage intégral », et non « mouvance geek » tout court dans cet item, ainsi que dans la suite.

Néanmoins, on ne peut nier que par exemple, un menu item geek est présent dans le magasin en ligne ci-dessous :

http://www.bytelove.fr/partners/kopimi-/-tpb/cat_3.html

C’est moi qui souligne.

— Mais c’est pour de rire !

— Peut-être et alors ? Les t-shirts, casquettes, médailles et tasses à café aussi ?

— Et on laisse en exercice aux éventuelles lectrices, ou lecteurs on sait jamais, le fait de savoir ce que veut dire la phrase « Stängt för eftertanke », phrase sur laquelle on tombe en suivant le lien « Piratbyrån » ci-dessus.

Et, si l’on consulte la page « legal threats » sur the pirates bay :

http://thepiratebay.org/legal

On peut lire des choses sympathiques, comme par exemple :

Ou :

Ou encore :

Messages où, plus que des questions de langages, résonne un petit ton procédurier ainsi que « Eh Oh bande de nazes, vous n’y connaissez rien à la technique ! On a pas les données chez nous on a que les liens nananère. Ouh les pas beaux lol :) »

Or rappelons quand même que par exemple, rien n’empêcherait de « bousiller » domaine et accés à TPB dans les DNSs(et/ou adresses IP blacklistées dans le routage), — si suite à décision de justice avec procédure légale clairement définie et publique.

— Mais ça ne marcherait pas dans le monde entier ! Et ya qu’à passer par des proxies !

— Oui peut-être et alors ? Le « but » n’est pas le piratage 0, ni même d’interdire ou combattre les échanges de fichiers en cours d’école, il n’en reste pas moins que cela réduirait de manière très importante les tera bytes piratés, et puis l’important est surtout la mise en place de l’alternative.

— Et surtout ne pas oublier qu’avoir une licence d’accés ou enregistrement pour une œuvre sur son compte, résulterait en une vraie différence et plus-value associée dans la facilité d’accès à l’œuvre correspondante (par rapport à avoir un simple fichier de copie), exactement à l’inverse de la moins-value actuelle, résultante des DRMs.

— De plus, la répression orientée vers les centres, et non les utilisateurs finaux, coûterait certainement beaucoup moins cher à opérer qu’Hadopi, tout en éliminant le flicage des utilisateurs et besoin de mettre son nez dans leurs bibliothèques, point essentiel s’il en est. Et cela n’interdit non plus en rien, l’utilisation des protocoles « p2p » pour la diffusion du vrai gratuit (décidé par la le ou les auteurs).

Note : Ne regardant quasiment plus la télé depuis longtemps, mis à part les chaînes d’info quand ça chauffe, l’an dernier j’avais pris un forfait deuxième semaine sur le site de Wimbledon (à £20 ou quelque chose comme ça il me semble), ce qui marchait aussi très bien sur l’écran de la télé d’ailleurs; Cette année presque pas suivi, mais descendant acheter des cigarettes (faisant partie des 25 ou 30% ayant cette manie stupide si vous voulez), je vois qu’il y a la finale dans le bar tabac déjà bien entamée, donc remontant, je me dis je vais bien trouver un site de streaming pour regarder la fin, et je tombe là dessus :

« c’est moi qui souligne », comme diraient les « structuralistes  sixties », d’ailleurs qu’est ce qu’ils foutent ceux-là ? Ils existent encore ?

Enfin bref, donc il y a déjà des procédures légales pour fermer des sites (domain names) à travers les DNSs  ou routage suite à plainte et procédure publique ?

(et pour raisons de propriété intellectuelle et non de censure, en espérant que certains arrivent encore à faire la différence, ce qui n’a rien d’évident*)

Où en est-t-on à ce sujet ?

* exemple :

« si j’achète quelque chose, je dois pouvoir en faire ce que je veux. »

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/benjamin-bayart-internet-30823?debut_forums=0#forum12672879
msg 4 juillet 13:52 ds le fil ci-dessus

Et pour finir la page d’accueil Hadopi :

Avec tout l’attirail de la com institutionnelle regresso infentilo débilitante (à commencer par le nom), com dans laquelle la France doit être championne du monde ou pas loin, « usage responsables », « haute autorité », « adoptez le label », « hadopi PUR », « L’Hadopi veut mesurer l’impact du label PUR‎ » !!?? il y a  même des « labs » pour faire genre Google, on croît rêver … Oh certes finalement assez en ligne avec l’imagerie Kawaïo Pinguino geekesque …

C’est sur différent de l’image du site de streaming  correspondant à :

– il y avait un magasin pirate

– il est maintenant fermé

– allez voir ailleurs si vous trouvez

– ou si c’est trop pénible vous pouvez acheter

– entre temps, pas de logiciel « sniffeurs », un nombre de procédures divisé sans doute par 1000 10000 ou même beaucoup plus, beaucoup moins cher.

– et pourquoi vous l’avez pas dit avant !

– pas vrai envoyé quelques lettres, DO, DL en nov 2007, autres, avec aussi ce texte, mais tout le reste s’égosillait sur la licence globale !

– et que faire face à du « virtuel », de l’ « immatériel » dans tous les sens, quand quasi plus personne ne sait lire ou entendre ? La flemme, autre chose à faire, regarder, vivre, lire, ou relire

– et puis tout le monde le sait, non ?

nb 1 : modèle aussi expliqué et

nb 2 : ce même modèle ou proposition adresse aussi de fait la problématique IDéNum (qui ne fonctionnera jamais comme proposé)

Rimbaud et Heidegger, technique

Filed under: 3 Littérature-philosophie-etc — yt75 @ 3:51

Surtout à propos de « mouvement » (et dans la saison autres poémes illuminations), mais pas uniquement (mention des cables de télégraphiques dans un poème de « jeunesse », voir aussi chez Hello)

Remarques d’Heidegger sur Rimbaud et « question de la technique »

France et logique

Filed under: 3 Littérature-philosophie-etc — yt75 @ 3:47
  • remarque de Poincaré faite à Russel sur la logique (rapportée par Russel dans « My Philosophical development »)
  • un certain dédain français pour la logique (même chez Jean-Yves Girard, en simplifiant sans doute beaucoup trop)
  • Jean Dieudonné à ce sujet (note historique Bourbaki tome 1, et dans « Pour l’honneur de l’esprit humain »)
  • « déification de la logique » dans le contexte anglo saxon par exemple sur les forums internet (sorte de projection d’une « opposition » philosophie analytique vs « continentale »)
  • Nietzsche dans « par delà le bien et le mal »
  • Lien avec Wittgenstein

Mallarmé « Sur le beau et l’utile »

Filed under: 3 Littérature-philosophie-etc — yt75 @ 3:41

Scan du texte, quelques commentaires

Scan du texte :

Auquel on pourrait ajouter cet extrait de « La Musique et les Lettres » :

6 mai 2011

Bataille et l’énergie

Ci-dessous des scans du tome VII des œuvres complètes de Georges Bataille (éditions Gallimard, ISBN 2-07-0227882-4)

Note : pour les aspects strictement « pic » (maximum de débit, de flux) de production de pétrole, voir après les textes de Bataille.

EDIT : Article paru dans Nature (janvier 2012): « Oil’s tipping point has passed »
Et à signer et relayer : Mobiliser la société face au pic pétrolier (tribune/appel parue dans le Monde du 22 mars 2012)

Mis ici tout d’abord en introduction à peut-être quelques billets sur la problématique actuelle énergétique, et en particulier sur le pic de production pétrolier (maximum de barils produits et consommés par jour, ce qui est selon toute vraisemblance autour de maintenant) ou consumation des énergies fossiles en général (et autres matières premières), mais aussi parce que l’on retrouve, d’une autre manière, ce « problème » et parfois angoisse associée de la consumation avec les distributeurs d’étiquettes, et que, si dans le premier cas (énergie fossiles et matières premières), il s’agit là d’un « défi » (ou fatalité) véritablement historique pour notre époque, dans le deuxième (distributeurs d’étiquettes et besoin de carburant idéogrammatique jetable, ou source de gaz de conventions), il n’y a pas vraiment de raison de ne pas ouvrir les vannes en grand, et de gaspiller. Et ceci non dans un souci de globalité ou de « numéroter tous les éléments du grand tout »(ce qui par ailleurs n’a pas de sens dans ce cas, puisqu’il s’agit ici la plupart du temps d’écrire ces choses), mais plus simplement dans le fait de favoriser toute vrai nouveauté et d’améliorer la dynamique d’évolutions possibles du livre de la technique ou des artefacts, et surtout d’améliorer la capacité à l’écrire et le faire évoluer. Rappelons à ce sujet que 128 bits (taille d’une adresse IP v6), cela représente  5 10^18 numéros par millimètre carré de terre, ou 1 10^16 numéros par seconde et par habitant sur un millénaire pour une population de 10 milliards.

Ces deux aspects ne sont par ailleurs pas indépendants, puisque une utilisation des ISCNs permettrait sans doute de limiter les besoins énergétiques des systèmes informatiques (certes jamais à l’abri ici des phénomènes « Jeavons paradox », mais quand même), et que l’information en général (et donc l’informatique) a de toute manière toute son importance dans l’utilisation de l’énergie et mise en place des machines ou équipements associés.

Il y a en fait deux parties dans ces textes, tout d’abord les premières pages de « l’économie à la mesure de l’univers », puis les « notes préliminaires », peut-être rédigées par Georges Ambrosino, comme noté en ** page 23 et première page des notes préliminaires.

Note : On pourrait dire que la problématique de la finitude des ressources n’est pas abordée dans ces textes (en fait brièvement dans quelques lignes plus loin dans le texte), par contre il y a bien là un « repositionnement » de la question économique par lequel on est en train de passer. Et aussi le fait que, dans un décompte global de l’énergie réellement utilisée actuellement par le système terre, plantes, animaux, et société humaine, l’énergie solaire reste très probablement la première et de loin (l’énergie solaire utilisée pour l’agriculture, ou pour la chaleur des corps et autre à travers aucun équipement spécifique, n’est par exemple jamais comptabilisée dans les calculs énergétiques, or il s’agit bien là d’énergie utilisée, même si bien sûr dire cela ne change pas forcément grand chose au problème actuel).

Notes préliminaires :

Autres extraits aussi d’actualité :  « La limite de l’utile »

Sinon pour les problématiques pic de production pétrolier, énergie en général, et problèmes connexes CO2 climat et pollutions associées, quelques liens :

Article wikipedia sur le pic pétrolier

Blog « Oil Man » de Matthieu Auzanneau

« Sustainable Energy – without the hot air », excellent livre comptable et réaliste de David MacKay, téléchargeable en pdf (anglais)

Discours d’Yves Cochet à l’assemblée (14 octobre 2008)

Site « manicore » de Jean-Marc Jancovici

Sur les aspects historiques et géopolitiques, l’excellent documentaire « la face cachée du pétrole » de P. Barberis et Eric Laurent, en particulier la partie 2 pour les premiers chocs pétrolier et toutes les légendes qui tournent autour (du type voir dans l' »embargo Arabe » la raison fondamentale du premier choc, quand ce premier choc était la conséquence directe du pic de production des Etats-Unis en 1970, à partir de 20mn par là) :

Première partie :

Edit : la publication youtube de ce documentaire arte a apparemment été bloquée par TF1, ci dessous des liens qui devrait fonctionner :

Deuxième partie :

Ou autrement dit contrairement à la légende ressassée à n’en plus finir (et encore plus aux US qu’en Europe, puisque l' »embargo » y est tout simplement le nom utilisé pour le premier choc), le premier choc pétrolier de 1973 n’était pas du tout un évènement géopolitique correspondant à l’ « embargo Arabe », mais était la conséquence directe du pic de production des Etats-Unis ayant eu lieu fin 1970 début 1971.
Pour résumer très brièvement :
– 1970 : pic de production US à 10,5 ou 11 millions barils jour (aujourd’hui autour de 5 ou 6, 5 , 6,2 dernièrement )
– Des pénuries ont lieu aux US à partir de là (pour le fuel de chauffage en particulier)
– Nixon nomme James Akins pour faire un audit des capacités US
– Akins fait son audit en faisant le tour des compagnies pétrolières US (audit présenté comme quelque chose qui ne sera pas communiqué à la presse, mais essentiel pour la sécurité nationale des Etats-Unis)
– Les résultats sont mauvais, aucune capacité supplémentaire disponible, résultats aussi présentés à l’OCDE
– Pour les majors occidentales (surtout US et GB), il est alors clair que le prix du baril doit augmenter, cela pour être capable d’investir et prospecter dans les « plays »(terme employé) plus chères, typiquement l’Alaska, le Golfe du Mexique, la mer du Nord. Cette politique d’augmentation du prix est aussi celle de la diplomatie Américaine.

– Bretton Woods est abandonné en 71, passage au pétro dollars, dévaluations du $ associées, ce qui pousse aussi à la montée du prix du baril.
– Akins est ensuite ambassadeur Américain en Arabie Saoudite, et « suggérera », lors d’un meeting des producteurs Arabes en 1972 à Alger, pourquoi pas $4 ou $5 le baril (quand il est autour de $1,5)
– Le prix du baril est à la hausse, ceci accentué par la sortie du système de Bretton Woods en 1971 et passage au fiat $ (dévaluation du $)
– La période est aussi à un « rééquilibrage » des parts de revenu par baril entre les compagnies pétrolières et les pays de l’OPEP quand ces compagnies opèrent dans ces pays (sortie de l’époque des « sept soeurs »)
– Guerre de Yom Kippour et déclaration de l’embargo
– L’effet est une forte hausse du prix du baril sur les marchés spot (qui viennent d’être mis en place), mais cet embargo est déclaré uniquement par quelques pays (pas par l’Iran par exemple, époque du Shah), vers quelque autres (US, Hollande, Portugal).
– De fait en termes de nombre de barils retirés du marché, cet embargo est un quasi non évènement, dans un marché par ailleurs en forte hausse en nombre de barils.
– En plus cet embargo reste fictif de l’Arabie Saoudite vers les US, comme indiqué par James Akins dans l’interview ci dessous (après 20:00 par là) :
http://www.youtube.com/watch?v=fQJ-0jAr3LQ
(excellent documentaire « la face cachée du pétrole » adapté du livre du même titre d’Eric Laurent)
– On peut dire que cet « embargo » était pratique, à la fois pour les Etats-Unis vis à vis de leur opinion publique ou occidentale en général, ceci permettant de « camoufler » le pic de production US comme raison principale du choc pétrolier (rappelons que les Etats Unis étaient le premier producteur à l’époque et de très loin), mais aussi pour les pays producteurs Arabes, ceci permettant de montrer à l’opinion publique Arabe qu’ils faisaient quelque chose en faveur des Palestiniens.

Sur la position de premier producteur des Etats-Unis au moment de leur pic de production, on peut considérer :

Ainsi que la conséquence du pic US de 1970 sur les importations :

Pour un autre son de cloche sur l’histoire du premier choc, on peut aussi lire les chapitres 9 (et 8) du livre « Beyond the Age of Oil: The Myths, Realities, and Future of Fossil Fuels and Their Alternatives » de Leonardo Maugeri, chapitres 8 et 9 disponibles entièrement en ligne sur google books :
http://books.google.fr/books?id=JWmx5uKA6gIC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

Il est par ailleurs intéressant de constater que Maugeri (qui actuellement participe à une désinformation délirante sur un hypothétique « oil glut »), est capable d’écrire au début du chapitre sur le premier choc (chapitre 9 page 103), quelque chose comme « cependant le premier choc n’a été en aucune manière déclenché par des contraintes géophysiques », pour écrire ensuite, page 104 « à la fin de l’année 1970, la production des « 48 lower states », passe par un maximum de 11 millions de barils par jour, pour ne faire ensuite que décliner ». Et il confirme par ailleurs le caractère extrêmement relatif de l’embargo en termes de nombre de barils sur le marché, par exemple page 113.

Sur le caractère délirant de ses prévisions actuelles de production future, on peut lire la critique de son rapport récent par Jean Laherrère sur the oil drum par exemple, ou même de sa part :
« When I put this to him, Mr Maugeri seemed genuinely confused, and tried briefly to persuade me the loss was much larger. “If you have a 6% decline each year over a 10 year period, the loss of production is close to 80%”, he said, but then the penny dropped. It looks to me as if he compounded 6% in the wrong direction – for growth, not decline. “Maybe on this you are right”, he conceded. So even in his own terms, Mr Maugeri has overestimated the alleged overestimation of production decline by almost three-quarters.  »
http://www.davidstrahan.com/blog/?p=1570

Le maximum de production de pétrole c’est actuellement, il s’agit d’un « évènement »(la date précise n’a aucune importance) majeur, c’est aussi une si ce n’est la raison fondamentale de la crise actuelle avec les contraintes ressources naturelles en général. Et si la crise reste la plupart du temps qualifiée de « financière », ou « de la dette », ne pas oublier que les montagnes de dettes, de l’OCDE en particulier, ont commencé à être accumulées justement suite au pic de production US et abandon de Bretton Woods. Le caractère de choc pétrolier de la crise actuelle est pourtant assez clair : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/Crude_oil_prices_since_1861.png/800px-Crude_oil_prices_since_1861.png  , ou :

(on notera l’utilisation de la légende classique à propos du premier choc dans la labellisation chronologique de ce diagramme)

Le niveau d’information dans la presse à ce sujet est profondément lamentable.

Faut-t-il en conclure que l’époque tweetero facebookienne est définitivement trépanée ?

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